Dans un contexte de tension dans certains territoires, Chambres d’agriculture France réaffirme son soutien à la politique sanitaire nationale ainsi qu’aux acteurs chargés de sa mise en œuvre. L’organisation condamne fermement les pressions et menaces visant les vétérinaires et les services de l’État, notamment dans le cadre de la gestion des maladies réglementées.

En France, la lutte contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse repose sur la vaccination, considérée comme un levier essentiel et scientifiquement reconnu pour protéger les cheptels. Dans un communiqué de presse, le réseau Chambres d’agriculture France affirme son soutien à cette stratégie, jugée indispensable pour préserver la santé animale et la continuité des filières d’élevage. « Depuis le 2 janvier 2026, aucun nouveau foyer de DNC n’a été détecté en France. À l’inverse, en Espagne, deux nouveaux cas sont apparus dans des élevages n’ayant pas eu recours à la vaccination, ce qui renforce, selon l’organisation, la pertinence de la stratégie française. » La mise en œuvre de la vaccination a mobilisé l’ensemble des acteurs du monde agricole aux côtés des services de l’État et des vétérinaires. Ce travail collectif a été particulièrement important dans les zones de montagne et d’estive, où les contraintes logistiques sont fortes. Le réseau des Chambres d’agriculture souligne l’engagement des vétérinaires sanitaires mobilisés sur le terrain, dont le rôle est jugé essentiel dans la réussite du dispositif.
Des tensions et des refus de vaccination
Alors que la deuxième campagne vaccinale débute, certains éleveurs refusent toujours la vaccination malgré les décisions préfectorales, notamment en Ariège. Ces situations ont conduit à des tensions locales, avec des vétérinaires sanitaires mandatés qui ont fait l’objet de menaces et de pressions dans l’exercice de leurs missions. Chambres d’agriculture France apporte un soutien total aux vétérinaires concernés ainsi qu’à leurs proches. L’organisation estime que ces pressions sont inacceptables et doivent être fermement condamnées.
Soutien des Chambres d’agriculture au vétérinaire
Au delà de la DNC, Chambres d’agriculture France dénonce également des tensions autour des protocoles sanitaires liés à la tuberculose bovine. Les services de l’État sont parfois pris pour cible dans le cadre des opérations d’abattage, pourtant encadrées par des règles strictes. Ces dispositifs visent à maîtriser des maladies réglementées, dont les enjeux dépassent la seule santé animale et concernent également la santé publique. Chambres d’agriculture France appelle à la responsabilité de l’ensemble des acteurs afin de garantir l’efficacité des politiques sanitaires. L’organisation rappelle que la protection des cheptels, la sécurité des filières et la santé publique reposent sur le respect des protocoles établis et sur la mobilisation coordonnée des professionnels du secteur.
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