Prix du lait : Egalim à la rescousse

Un repli des prix du lait en France en 2023 n’est pas inéluctable, selon le président de la FNPL.

« En dépit de la dégradation des marchés du beurre et de la poudre, certaines entreprises nous ont annoncé qu’elles pourraient stabiliser le prix du lait en 2023 grâce aux valorisations obtenues sur le marché intérieur. » C’est en substance ce qu’a déclaré Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, en clôture de l’assemblée générale réunie le 22 mars à Paris, sans le ministre de l’agriculture, Marc Fesneau, ni personne pour le représenter.

La présidente de la FNSEA, elle, était là. Christiane Lambert, qui passera la main lors du congrès d’Angers, la semaine prochaine, a estimé qu’avec moins de 60 000 exploitations, l’élevage laitier français atteignait « quasiment une masse critique dans certains territoires ». Cependant, rien n’est perdu, a-t-elle ajouté. D’abord, « d’énormes progrès » en matière de pénibilité du travail ont été accomplis depuis cinquante ans, singulièrement depuis l’arrivée de la robotisation. C’est bon pour l’attractivité du métier et le renouvellement des générations d’éleveurs. Ensuite, s’agissant du prix du lait, « ça va mieux. Il faut le dire quand ça va mal, mais aussi quand ça va bien. Les messages négatifs ont fait beaucoup de mal à l’agriculture, en interne comme à l’extérieur ».

Emissions polluantes : le seuil relevé à 350 UGB

Christiane Lambert, issue d’une famille de producteurs de lait du Cantal – sa « production de cœur », a-t-elle confié – s’est félicitée que le Conseil européen (qui représente les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE) ait relevé de 150 à 350 UGB dans l’élevage bovin, le 16 mars dernier, le seuil d’application de la directive sur les émissions industrielles. Certes, son syndicat soutenait la proposition française à 450 UGB. Certes, la bataille n’est pas terminée, ainsi que l’a reconnu la représentante de la DG Agri, Catherine Geslain-Lanéelle. D’abord, le Parlement européen n’a pas encore adopté sa position. Ensuite, il faudra trouver un texte de compromis avec le Conseil.

La présidente de la FNSEA n’a pas eu un mot sur la réforme des retraites, que son syndicat avait soutenue du bout des lèvres. En revanche, elle a indiqué que le calcul des pensions des agriculteurs sur les 25 meilleures années de la carrière augurait de revalorisations de 250 à 400 euros par mois. Christiane Lambert veut y voir un coup de pouce à l’installation dans la mesure où les futurs cédants, aux vieux jours mieux assurés, pourront revoir à la baisse le prix de cession de leur exploitation.

BC

A télécharger :

Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 28 avril 2023)

Les prix agricoles refluent (ministère de l’agriculture, 28 avril 2023)

Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 17 avril 2023)

Conjoncture du lait de montagne (Cniel, 17 avril 2023)

Tableau de bord européen des produits laitiers (DG Agri, 12 avril 2023)

Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 6 avril 2023)

Tableau de bord européen des produits laitiers (DG Agri, 5 avril 2023)

Les prix du lait dans l’UE (Commission européenne, 4 avril 2023)

La collecte dévisse (FranceAgriMer, 4 avril 2023)

Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 3 avril 2023)

Tableau de bord européen des produits laitiers (DG Agri, 29 mars 2023)

Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 28 mars 2023)

Conjoncture du lait de vache (FranceAgriMer, 28 mars 2023)

La collecte en baisse de 3,2 % en semaine 11 (FranceAgriMer, 28 mars 2023)

Conjoncture laitière au 24 mars 2023 (Cniel)

Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 21 mars 2023)

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